Le Château Barthélémy, une grande histoire française …

Le Château Barthélemy au fil des siècles

1764 1824 1829 1875 De nos jours

L’histoire du Château remonte XVIII siècle avec la création en 1764 d’une ancienne maison forte
qui fut transformée en rendez-vous de chasse par Madame de Montigny.


 

 

Le château fut vendu comme « bien national » lors de la Révolution.
En 1824 Mr. Voisin, médecin chirurgien de Napoléon Ier, s’y installa puis le revendit parce que, dit-on,
son petit-fils René né de La Pervenchère se serait tué en tombant dans l'une des cheminées du château.


 

 

Les Politiciens

 

En 1829 le Château entra dans la famille Barthélemy.
Antoine François Xavier Sauvaire, Marquis de Barthélemy et pair de France y résida et fit construire les deux ailes actuelles est et ouest à la fin du XIXème siècle.
L’une d’elle abritera une chapelle (en l’honneur de leur aïeul, l’abbé Jean-Jacques Barthélemy rendu célèbre par Pagnol dans « la gloire de mon père »).

Xavier, Marquis de Barthélemy (1800-1875) hérita du Château.
Député, Il passa l’essentiel de son temps entre son domaine familial à Aubagne et le Domaine de Douaville proche de l’Assemblée.


 

Les Voyageurs : 1875-1940

 

Léon (Marquis), Gaston (Comte), Wilfrid (Vicomte) de Barthélemy :

Les trois frères devenus propriétaires du domaine de leur enfance y organisèrent de nombreuses réceptions.

Ils participèrent en tant qu’officier à la guerre de Crimée, la campagne d’Italie, la conquête de l’Algérie et la guerre de 1870. A l’occasion de leur passage au Sahara occidental, au Maghreb, au moyen orient, au Japon,  ils ramenèrent de nombreux souvenirs et trophées qui sont exposés au Château.

Leur jeune sœur, Henriette résida également au château. Elle peignit les tableaux qui ornent actuellement le premier et deuxième étage. Elle mourut en 1865 à l’âge de 23 ans.

Léon épousa Élisabeth Pillet-Will en 1860 mais n’eut pas d’enfant.

 Gaston épousa Blanche de Rémont en 1869, de leur union naquirent :

Pierre Sauvaire Marquis de Barthélemy 1869-1940 et Henriette Sauvaire  de Barthélemy

Pierre de Barthélemy, fils de Gaston et de Blanche Rémont hérita du Château.

Sa passion pour les voyages et la chasse l’amenèrent à explorer des régions encore inconnues :  une partie du Siam (Thaïlande), le nord du Laos, l’Annam septentrional et d’autres contrées lointaines …

De nombreux trophées et récits de parties de chasse dont il est l’auteur décorent Château.

Il fit construire le Port de Cam-Ranh (qui devint plus tard une base navale militaire successivement Française, Japonaise, Américaine, Russe et enfin Vietnamienne) en Indochine qu’il finança en grande partie. Il acquit même un bateau à vapeur pour faire les allers-retours avec la France. Le bateau nommé Mélita, était basé en Bretagne et des marins bretons en assuraient les manœuvres.

Pendant la première guerre mondiale, il devint Capitaine de cavalerie de la 5ème brigade du 1er corps d’armée coloniale. Il fut blessé à Neufchateau et reçut deux croix de guerre avec Palme pour sa bravoure sur le champ de bataille. Il fut également décoré de la légion d’honneur, et de l’ordre de Léopold avec croix de guerre belge.

En remerciement de ces travaux en Indochine, il reçut l’ordre impérial du dragon d’Annam.

Il écrivit également de nombreux livres sur l’Indochine (en « Indo-Chine », « mon vieil Annam » et « au pays Moï »), « Hurel Garde » et les contes de Provence.

Au début de la seconde guerre mondiale, il souhaita rejoindre l’armée et postula. IL ne fut pas réintégré en raison de son âge avancé. Il mourut après la défaite française de juin 1940 de tristesse à la vue de l’occupation.

N’ayant pas d’enfant, il fut le dernier Marquis de Barthélemy et transmit l’intégralité de ses biens à sa nièce Yvonne.


 

Transmis ensuite par mariage d’abord dans la famille Tréveneuc puis dans la famille De Compiègne,


 Les Tréveneuc

Henriette Sauvaire de Barthélemy, comtesse de Tréveunec 1870-1953

Fille de Gaston et sœur de Pierre, elle épousa Robert Comte de Treveneuc, Capitaine de cavalerie et Sénateur des Côtes du Nord en 1892 et donna naissance à 3 enfants : Yvonne, Jeanne et Henry

Jeanne de Tréveneuc fut infirmière pendant la seconde guerre mondiale et mourut à la  suite de blessures reçues lors d’un bombardement.

Henry de Tréveneuc lieutenant d’infanterie mourut dans la Somme pendant la première guerre mondiale.


Yvonne de Tréveneuc 1893-1977

Yvonne de Treveneuc épousa le Comte Paul de Mony Colchen en 1917. Ils n’eurent pas l’occasion de s’établir à Douaville.

Lors de l’occupation de la France par l’Allemagne en 1940, ils durent se réfugier en Bretagne  au sein du Château familial de Treveneuc.

Le Domaine de Douaville fut réquisitionné pendant toute la durée de l’occupation par des officiers allemands.

Le 20 aout 1944, l’armée de l’illustre Général Américain Patton dont fait partie la 2èmedivision blindé du Général Leclerc, traversa le domaine de Douaville. De terribles combats firent rage près du village entre les blindés américains et allemands.

Le Domaine fut libéré le 20 aout 1944 par l’armée du Général Américain Patton. Après la défaite et la fuite des allemands, Paul et Yvonne de Mony Colchen récupérèrent le Domaine.  En 1946, la route fut rebaptisée « Voie de la liberté ».

Le Comte Mony Colchen fit rénover le château endommagé par l’occupation. Il l’agrémenta en faisant construire un terrain de tennis et en agrandissant le parc. L’étang dévasté fut vidé puis rebouché.


La famille

Marie-Solange de Bernes de Longvilliers, Comtesse de Compiègne 1928-2015

A la mort d’Yvonne, sa filleule Marie-Solange née de Bernes de Longvilliers mariée au Comte Bernard de Compiègne hérita du Château. Marie-Solange et le Comte Bernard  firent construire l’actuelle piscine qui se distingue par ses émaux de Briare (1971).

Marie Solange s’éteignit le 11 février 2015.


le Domaine de Douaville à travers le Château Barthélemy s’est métamorphosé en 2016 en demeure de charme accueillant de grandes réceptions.